Reprise du devoir du lundi !

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 Une image :

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 Matteo Massagrande

Nouvelle année, nouveau départ...
Aujourd'hui, on emménage !
La vieille commode a-t-elle tenu le coup ? Prendra-t-on le sofa de Tante Charlotte ?
L'armoire normande ne peut pas passer par l'escalier mais la fenêtre est grande...
Trier, garder, jeter...
Vous serez installés lundi !
Vous pouvez, bien sûr, traiter le sujet au propre : un véritable emménagement.
Mais vous pouvez aussi faire le tri au figuré : que jetez-vous, que gardez-vous de l'année passée, qu'espérez-vous obtenir de l'année nouvelle ?...
A vous de jouer !

 Une histoire :

C’est lumineux, c’est spacieux, ça me plaît. Juste un coup de peinture pour rafraîchir l’espace et c’est tout. Je ne veux pas dénaturer le cadre. La vue de l’arbre me réjouit : saison après saison, je bénéficierai d’un décor en perpétuelle évolution. Peut-être même, des oiseaux viendront s’y installer ou s’y reposer. C’est exceptionnel d’avoir une telle vue en pleine ville.

La pièce se suffit à elle-même. Pourquoi meubler cet espace ? Non, vraiment, je ne vois pas ce que je pourrais apporter à cette pièce pour m’y sentir bien. Je laisserai les meubles de famille trop encombrants. Oui, je suis attachée à ce buffet de ma grand-mère, celui qu’elle a ciré toute sa vie durant, depuis son enfance quand il était dans la salle de ses parents, jusqu’à sa mort quand il trônait dans sa cuisine. Bien sûr qu’il a une valeur sentimentale (le style ne m’a jamais vraiment plus mais ce meuble se transmet de génération en génération, ce qui ne demande pas à être apprécié.)

Il faut laisser libre le passage d’une pièce à l’autre, dans la plus grande fluidité. Je ne veux surtout pas encombrer l’espace. Une table, deux chaises (une pour moi et une pour l’ami qui franchira la porte de mon humble demeure pour une discussion de fin d’après-midi ou pour un apéro dînatoire). Et une belle méridienne d’où je pourrais regarder l’arbre.

C’est décidé, je ne mettrais rien d’autre ; il est temps de se centrer sur l’essentiel. Je chérirai mes morts en pensée et non en touchant leur meuble. Je me dépouille, je me décharge, j’épure. De quoi ai-je vraiment besoin ? Pas de matériel, c’est certain. Je vais vivre, vivre intensément tout simplement.

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