Les Rêves de Véro...

12 novembre 2018

Une image, un texte # 40 2018

Le rendez-vous de Lakévio.

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Robert Brownhall SurfersParadiseunits 2006

Robert Brownhall

"Je m’appelle Renée. J’ai cinquante-quatre ans. Depuis vingt-sept ans, je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un bel hôtel particulier avec cour et jardin intérieurs, scindé en huit appartements de grand luxe, tous habités, tous gigantesques. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j’ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Je n’ai pas fait d’études, ai toujours été pauvre, discrète et insignifiante. Je vis seule avec mon chat, un gros matou paresseux, qui n’a pour particularité notable que de sentir mauvais des pattes lorsqu’il est contrarié. Lui comme moi ne faisons guère d’efforts pour nous intégrer à la ronde de nos semblables. /.../"

Muriel Barbery - L'Elégance du Hérisson

A l'image de l'extraordinaire Renée du roman pré-cité, faites le portrait, à la première personne, d'une concierge étonnante.

Conférence des Concierges, lundi !

un texte :

Je m’appelle Xavière, j’ai cinquante-huit ans et je suis concierge depuis quarante ans. Après deux ans passés dans la cité du nord, je suis arrivée ici ; je n’en ai plus jamais bougé ! C’est chez moi.

Que de souvenirs ! J’en ai vu grandir des petits. Certains, adultes sont venus s’installer ici par la suite. Les enfants étaient partout : c’était plein de vie. Ils jouaient en bas sur le gazon. Les mamans se parlaient depuis leur balcon. Mon travail était assez facile : chacun veillait au respect des lieux. J’étais parfois la confidente de ces dames. Mais je suis discrète ; jamais aucun secret n’a été divulgué. Ça leur faisait du bien de se livrer, elles qui ne quittaient que rarement la cité. Je me souviens de madame Durand, que j’ai assisté pour son cinquième accouchement en novembre quatre vingt trois. Les pompiers tardaient à venir, j’ai pris les choses en main. J’avais eu de belles étrennes cette année-là. Et puis, le petit couple du troisième, ils étaient adorables. Les Leroux. Je leur faisais leurs courses, et le ménage après mes heures de service. C’était un peu ma famille, à force. Ils ont vécu ici jusqu’à leur cent deux ans pour lui et quatre vingt dix huit ans pour elle. Ils sont partis à deux jours d’écart. C’était le temps où les petits jeunes partaient pour une vie éclatante au loin et les petits vieux restaient pour s’éteindre chez eux. Quand il n’y a plus eu de personnes âgées, des jeunes couples sont venus s’installer. Mais déjà, ce n’était plus pareil ; même si on a eu quelques fêtes des voisins, ça n’était plus ça ! Les gens semblaient être de passage, ne plus s’investir dans la vie du quartier. C’est dommage ! Un bonjour mais pas un mot de plus.

Aujourd’hui ? J’attends de partir. Trop vieille pour continuer ainsi. Le syndic va me remplacer par une société de nettoyage. Je n’ai pas de regret, j’ai fait mon temps. Et puis, mon travail aujourd’hui se résume à effacer les graffitis, essuyer des crachats sur les vitres, à signaler les dégradations… Cette nuit encore, les jeunes ont fait du rodéo. Je pars à la campagne. Je ne sais pas si je me ferais au silence, à la nuit noire. Mais je sais que j’en ai vraiment besoin.

D'autres concireges sont à rencontrer chez Lakévio : clic

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11 novembre 2018

Tour de cou automnal

Il y a bien longtemps que je n'avais laissé libre cours à mon imagination...

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J'ai entrepris le cal Havane il y a quelques temps et j'ai redécouvert la technique du "prendre le brin arrière" de la maille du rang précédent. Dans un même temps, j'ai été séduite par les glands de velours chez Cécile Facile : clic. Et si je faisais un tour de cou ? Un truc un peu élastique qu'on met à la va-vite pour se protéger des premiers froids. Mais avec une touche personnelle un peu fantaisiste... Hum...

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Crochet n°3, fil fin. 11 cm de large, et des rangs de mailles serrées, en aller retour, en prenant le brin arrière pour une longueur de 44 cm au repos. ( En extension près de 60cm !)

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Le tour de cou crocheté, il restait ces boules de velours à y déposer. J'ai du velours (oui, des envies de douceurs en ce moment) mais je n'avais pas commencé à en confectionner quand une fée... non, quand je suis entrée dans un magasin et ai trouvé au rayon loisirs créatifs des perles de velours. Parfait !

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Prête pour une balade automnale. Puis au retour, en refaire d'autres, peut-être, différents (moins fantaisistes) mais avec ce principe d'élasticité... ? 

 

 

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06 novembre 2018

Une image, une histoire # 31 2018

Le rendez-vous de Lakévio ! (Séance de rattrapage)

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Une image :

Rene Snyman Tutt'Art@ (52)

 Tableau de René Snyman

Voici le tableau à trois personnages. Vous devez entrer dans les pensées de chacune d'elles et nous les faire connaître, évidemment !

...

Un texte :

Annie : Quel bonheur d’être ici ainsi, toutes les trois. Que j’aime ces instants…

Bénédicte : Elles sont belles mes sœurs. Elles vont me manquer…

Carine : Je suis saoule d’avoir autant couru… Nous sommes folles…

Annie : Bientôt la rentrée et je partirai à la ville pour mes études. J’en suis heureuse… mais je verrais moins mes sœurs et cela me chagrine…J’ai tant besoin d’elles. Je n’imagine pas le quotidien sans elles ; leur rire, leur blague…Elles vont tant me manquer.

Bénédicte : Ne pensons pas aux séparations. Savourons le présent. Il fait bon au soleil.

Carine : J’ai de la chance d’avoir mes deux grandes sœurs. On se dispute parfois mais ce n’est pas grave…

Annie : Je dois me concentrer sur mes études : j’ai toujours voulu suivre cette voie, je dois réussir. Je pense à Carine surtout. Bénédicte a du caractère mais la petite dernière est si sensible. Je m’inquiète pour Carine. Heureusement, Bénédicte reste là.

Bénédicte : Annie va partir. Moi aussi. Ils ne le savent pas encore, mais je suis décidée. Henri a proposé que je le suive à la ville. Je trouverai du boulot là-bas. Je ne peux imaginer ma vie sans lui.

Annie : A chaque vacance ; je rentrerai et nous nous retrouverons. Oui, j’attendrais ces moments avec impatience. J’espère qu’ils laisseront ma chambre comme elle est…

Carine : Je vais peut-être récupérer la chambre d’Annie. Elle est plus grande que la mienne et la vue sur le jardin est bien plus belle…Oh oui, je vais demander à nos parents de changer de chambre.

Bénédicte : Je ne sais pas comment ils vont le prendre, mais ma décision est prise. Je vais vivre ma vie comme je l’entends. Je demanderai à maman et à papa de m’aider au début. Une avance sur l’héritage en quelque sorte.

Carine : Ce que je sais c’est que je rêve de rester toute ma vie ici. Oui, je vais tout faire pour reprendre les affaires de papa. Puis cette maison , je ne veux pas l’abandonner. Ma vie est ici. Papa sera heureux que je reprenne le tout, j’en suis certaine. Et tant pis si ça ne plait pas à mes sœurs. C’est chez moi ici.

D'autres versions, chez Lakévio : clic

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05 novembre 2018

Une image, une histoire # 39 2018

 Le rendez-vous de Lakévio !

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 Une image :

norman rockwell

Norman Rockwell

Les sourires peuvent cacher bien des choses
ou révéler d'heureux ou surprenants moments...
A quoi (à qui) pense donc Anna ?
A qui  (à quoi) pense donc Edmond ?
Je suis sûre que vous savez.

Un texte :

-        S’il savait mon Edmond. S’il savait…Cela ne servirait à rien de lui avouer maintenant qu’il n’était pas le garçon dont je rêvais à l’époque. Je me souviens. J’étais allée au bal du quartier avec ma sœur pour chaperon (impossible de m’en défaire) dans l’intention de dévoiler à Richard que j’en pinçais pour lui. Enfin, en pincer n’est pas le bon mot : je me consumais d’amour pour lui. Il ne semblait pas insensible à mon charme, d’ailleurs. J’étais allée à cette soirée, bien décidée à faire un pas vers lui. Il n’est pas venu. Qu’est ce que j’ai pleuré par la suite, une fois ma porte de chambre refermée… Et les semaines suivantes encore. Et cela malgré la gentillesse d’Edmond. Car c’est là que je l’ai rencontré. Je l’avais déjà aperçu mais je ne lui avais jamais adressé la parole. Il a fallu que Richard soit absent, pour que j’accepte une danse avec Edmond. J’ai souri, enivrée autant par la tristesse que par le mouvement endiablée de la danse. Quel étrange sentiment ! Edmond a persévéré à me faire la cour les jours suivants. J’avais la tête ailleurs mais je m’appliquais à ne rien montrer. Je n’ai jamais revu Richard, c’est incompréhensible. Comment un jeune homme de vingt ans a t'il pu se volatiliser ainsi ? Il a fallu du temps, beaucoup de temps et parfois même encore aujourd’hui… Mais j’ai eu une belle vie avec Edmond. Il a su me consoler et me passer la bague au doigt.

 

-        A quoi pense mon Anna ? Mon noeud papillon est-il de travers ? Ou est-ce ma pochette qui ne lui plaît pas ? L’élégance, toujours… Quand je repense à ce bal, celui où je l’ai invitée à danser. Je m’en souviens comme si c’était hier. Elle aimait Richard, c’était évident. Je l’avais rencontrée à plusieurs reprises alors que j’étais avec lui mais elle ne me voyait même pas. Il n’y avait que lui au monde, dans son monde… Une chance qu’il ait accepté mon pacte ; je n’aurais pas eu cette belle vie avec mon Anna adorée s’il n’avait pas joué le jeu. Je lui dois tout… Même s’il regardait Anna avec désir, son attachement s’est vite dilué dans les bras de ma cousine éloignée. Il y a belle lurette que je n’ai pas eu de ses nouvelles ; il faut dire que l’aventure avec elle n’a duré que quelques semaines. Il était comme ça Richard ; un séducteur insatiable… Oui, une chance qu’il accepte de ne pas venir à ce bal pour me laisser le champ libre. Je lui ai expliqué que j’avais des sentiments pour Anna. Que j’étais fou d’amour pour elle depuis fort longtemps, en silence. Et que ma cousine était avenante (et peu farouche !) Il a éclaté de rire et a dit en me tapant l’épaule : « Mon pauvre Edmond, je ne vais pas te gâcher cette soirée ; je ne voudrais pas avoir sur la conscience ton célibat éternel ! Tente donc ta chance ; qui sait ? » 

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04 novembre 2018

Cal Havane # 2

Ce projet me plait toujours autant... mais je n'avance pas vite !

Voilà où j'en suis :

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Motif 1 terminé
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Motif 2 en cours
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L'ensemble
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L'envers a aussi son charme (ce plaid sera réversible).

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Entre deux, j'ai testé le motif 1 en un petit sac. 

Blanc, gris et noir.

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Crocheté en rond sur une chaînette (multiple de 12). Zéro couture, ce que j'apprécie.
Inspirant pour des cadeaux de Noël !

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