Le rendez-vous (raté) de Lakévio !

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Je ne suis pas loin de l'ordi mais je n'ai pas beaucoup l'occasion de m'y attarder. Je programme même certains messages.
J'ai la chance de faire un métier passionnant mais qui me prend de plus en plus de temps. Et comme j'ai besoin de beaucoup de sommeil, comme je n'ai toujours pas de don paticulier en matière d'organisation, je fais ce que je peux, dans l'urgence, tout le temps. C'est fatigant... Cela me fait manquer les rendez-vous ici et les visites de vos blogs. Mais je fais tout pour rattraper les retards. Promis.

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 Marcos Beccari 

M'inspire pas du tout ! Voyons la consigne :

Amis de province ou d'ailleurs, aujourd'hui, vous prenez le métro.
Amis parisiens, stressés, phobiques ou adeptes de la marche à pied, tant pis, vous aussi !
Dans votre sac, vous emportez dix mots à caser.
N'oubliez pas de les écrire en gras ou de les sou/surligner dans votre texte pour les repérer.
A vous de jouer, avec :

éclat - farcis - musaraigne - saison - s'époumonait - retentit - machiniste - poubelle - document - distingué

Aïe ! Là, c'est le pompon ! Je demande votre indulgence.

Un texte :

Comment un homme aussi distingué, machiniste de son état avait-il pu sortir de sa discrétion par un tel coup d’éclat ? Etait-ce à force de voir les pauvres passagers qui s'engouffraient dans les wagons, entassés comme des légumes farcis en cette saison rythmée par les grêves ? Ce n’était pourtant pas si rare de voir les malheureux, exténués par une journée de labeur, se précipiter dans des voitures déjà bondées. Alors pourquoi là ? Pourquoi ce soir-là précisément, avait-il déversé toute cette rage ?  Il sortit du wagon de tête et se mit à crier sur le quai . Sa voix retentit jusqu’à l’autre bout de la station de métro. Il s’époumonait en proférant des propos injurieux. Il provoqua un vent de panique. Chacun entendant les cris, craignait un acte terroriste. Des passagers arrêtèrent leur course ; certains rebroussèrent chemin. Une musaraigne même s’échappa de la poubelle où elle cherchait sa nourriture pour s’enfuir dans le tunnel. Les propos incohérents continuaient à être hurlés : « bande de rats ! Vous ne pensez qu’à faire la fête ! Ça frétille, ça aime ça, hein ! Ça se serre comme des hareng saur là-dedans…Vous savez quel va être votre sort ? Où est l’ouvre-boîte ? Attendez que je le trouve. Où est-il ?  Ouais, ça veut être des vedettes, ça veut jouer les malins à rentrer dans les wagons trop petits… Ça se croit fort ! C’est ça ; entassez-vous là-dedans. Vous serez à la fête avec moi…Serrez-vous que je vous photographie. Je vous mettrais sur facebook. Ça vous va ? »

Il fallut attendre une dizaine de minutes pour que le service de sécurité vienne le ceinturer. Le document établi à la suite de l’incident mentionna un état dépressif.

Jenny qui avait l’habitude de prendre cette ligne à cette heure-là n’en revenait toujours pas un mois plus tard. Elle regardait les gens qui continuaient à rendre le métro sans soupçonner qu’un drame s’était joué ici. Elle y était et en avait été d’autant plus marquée que le machiniste ne lui était pas inconnu : il habitait son immeuble. Comment avait-il perdu la raison ? Cet homme discret, élégant. Le matin même, elle l’avait croisé au bas de l’immeuble et rien n’avait laissé présager un tel drame comme ce pétage de câble ! Maintenant, elle osait à peine le regarder quand elle l’apercevait dans la cour. Elle était gênée. Elle regarda le métro s’enfoncer dans le tunnel et se promit que la prochaine fois qu’elle verrait le pauvre homme, elle lui ferait un sourire et lui adresserait un bonjour.

Sans jeu de mot (ou presque) j'ai ramé !

Reprenons le trafic normal...