Le rendez-vous de Lakévio !

une image, un texte

Une image :

robert kenton nelson sacs

Robert Kenton Nelson

Un texte :

  « Tu aimes ou pas ?
- Oh oui, c’est beau. »

Jane n’avait jamais vu de tels sacs de si près, à vrai dire ; juste en photos dans les magazines. Ça fait vraiment « dame », pensa-t-elle. Mais cela ne lui déplaisait pas ; elle était plutôt habituée aux sacs à dos et autres besaces fourre-tout. Ça faisait  « ado », elle le savait. Cela n’avait jamais eu l’air de gêner Paul.

« C’est un beau cadeau tout de même : je suis certain que tu aimerais en avoir un, non ?
-  Ça, oui. Je les trouve magnifiques. »

C’est sûr, ce modèle, décliné en trois coloris était superbe.

«  Lequel préfères-tu ? », lui demanda Paul.

Dire que Gwendoline avait prétendu qu’il était radin ! Leur histoire semblait prendre une autre tournure ; ce cadeau montrait la consolidation de leur engagement. C’est du sérieux, pensa-t-elle.

« Avec une tenue décontractée, le marron passe bien. Après, le noir est très chic. Et le rouge apporte de la gaité à une tenue un peu stricte. Ils sont tous beaux. Je ne saurais lequel choisir.

-Je suis d’accord avec toi. Après, il faut que je choisisse le coloris ; ce sera une surprise. »

Jane, tout sourire,  prétexta une autre vitrine à regarder et s’éloigna. Paul entra dans le magasin dont il ressortit dix minutes plus tard avec un paquet.

« Ça va faire une heureuse ! »

Ils échangèrent un sourire complice.

Le samedi suivant, Jane était invitée chez les parents de Paul. La première rencontre, ça compte. Elle s’habilla avec soin, avec une robe  (elle qui était toujours en jeans). Cet effort lui semblait bien à propos pour ce grand jour. Il lui présenta ses parents mais aussi sa sœur revenue pour l’évènement. En effet, elle était étudiante dans une ville à plus de six kilomètres de là et ne rentrait au domicile familial que deux ou trois fois l’an.

Le repas se déroula simplement et dans la joie. La timidité s’évanouit vite. Quand vint le moment du dessert, Paul se leva et alla chercher le paquet. Jane rougit. Il lui fit un clin d’œil et déposa le paquet devant sa sœur.

« Pour toi, ma sœur chérie. Ton cadeau d’anniversaire avec un peu de retard. »

 ©Véro des Rêves de Véro

D'autres versions sont à lire chez Lakévio : clic